OGIVE SUR MISSIVE
Une ogive greffée sur cette missive : "N'ayons pas peur de perdre nos enfants sur le front..." Mettez ça dans vos crânes, cette phrase est un crachat. (Couplet 1) D'ici j'sens l'odeur du sang 🩸, les cadavres, la poudre, les bombes. Les visages figés dans la terreur. Les drones sur le terrain. Barratin en direct de leur trônes : "Avé César, Tchao Pantin," Général Machin... Les grabataires, décideurs si fiers, avec leurs plans de guerre. Les volontaires dans la ligne de mire. Ils disaient : "C'est la der des der" (la première qualifiée de dernière). L'Occident excité veut développer son arsenal nucléaire, Comme s'il cherchait les cavernes de l'Enfer... On assiste à la répétition du pire, une boucle cynique et sale, Où la vie n'est qu'une donnée, un dégât collatéral. (Refrain) Ils vendent la gloire, nous payons la douleur. L'économie des larmes, le cours du métal qui grimpe avec chaque vie fauchée. Ils signent des chèques sans jamais sentir la boue, Et jettent des gamins qui n'ont rien demandé dans cette soupe. Le front est la ligne de mire, la vérité n'est plus en vue. (Couplet 2) Pendant qu'ici on compte les points sur les chaînes d'info en continu. La guerre est un spectacle, un clip en 4K pour les décideurs glacés. Une réalité brutale pour celui qui prend l'obus. La bourse des âmes : les dividendes du deuil. Leurs discours sont des sermons vides, leurs uniformes sont des déguisements coûteux. Leurs carrières se construisent sur la chair fraîche sacrifiée, sans remords ni aveux. Ils parlent de gloire, nous voyons la gangrène. Ils parlent de devoir, nous voyons la saignée. Ils parlent de défense, nous voyons le précipice où tombent nos espoirs. Leurs stratégies sont des jeux d'échecs macabres sur des cartes, Loin des tranchées, loin des corps déchiquetés, loin de l'art d'éviter la mort. (Pont) Alors oui, Général, n'ayons pas peur... vous n'aurez pas peur. Jamais vos noms, jamais vos fils, ne verront l'horreur des sables. Vos familles à l'abri, votre patrimoine intact et stable. C'est nos gosses, nos voisins, nos vies qu'on met en jeu. Pour qui ? Pour quoi ? Pour alimenter ce feu qui les rend heureux ? Leurs mensonges sont des murs, notre silence est leur force. Brisons-le avant que le canon n'ait sa dernière entorse ! (Outro) On attend le flash, le silence qui précède l'impact, Celui qui met fin à toutes leurs Silly Séditions... par une explosion réelle. N'ayons pas peur de perdre nos enfants... Non, vous n'aurez pas peur. Et c'est ça, le crime.
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