Éclat d'âme #2
Sous le ciel lourd où s’égarent nos pensées, Les routes de l’homme sont pavées de faussetés. On tend la main, on croit saisir la lumière, Mais l’ombre nous enlace de ses chaînes de fer. Les amis se défont comme brume au matin, Leurs serments s’effacent, emportés par le vent. La confiance se brise en éclats de silence, Et l’âme se replie sous le poids des absences. Puis vient l’amour, doux poison qui enivre, Promettant l’éternel, jurant de nous survivre. On s’y jette entier, croyant trouver refuge, Mais la passion se fane, et le cœur en est juge. Les lèvres qui juraient de ne jamais trahir, Laissent un goût amer, un fardeau à haïr. L’étreinte devient froide, le regard se détourne, Et dans ce désert froid, l’espérance s’écroule. Alors l’homme se perd dans le tumulte des haines, Il récolte la guerre en semant ses peines. Chaque sourire cache un poignard invisible, Chaque promesse brille mais se montre impossible. Pourtant, dans ce chaos, une flamme persiste, Infime mais tenace, comme un rêve altruiste. Un souffle d’avenir, une étoile discrète, Qui dit à l’âme : « Résiste, le monde n’est pas qu’une défaite ». Mais quand les années passent et que tout s’efface, On comprend que la vie n’est qu’un bref passage. Les larmes, les serments, les amours, les prières, Tout se dissout, fragile… Éphémère, et vanité.
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