album pulsar : 17- crescendo

0:00
0:00
album pulsar : 17- crescendo

Titre : Crescendo J’parle bas, j’parle doux, la société fait semblant Les sourires sont en plastoc, les regards sont méfiants Des gosses dorment dans la rue pendant qu’ça compte les millions On détourne les yeux, on détourne les visions Ça commence en silence, des histoires qu’on oublie Les mamans qui bossent trop, les darons qu’ont plus d’abri J’rappe posé, j’rappe lent, mais au fond ça m’oppresse Tout l’monde ferme les yeux pendant qu’la misère progresse Les infos balancent du faux, les écrans nous hypnotisent On like des malheurs, nos cœurs se paralysent J’vois les frères qui s’battent pour un ticket de métro Pendant qu’les puissants dorment sur des matelas faits d’or et d’eau Regarde autour, les inégalités grossissent On dit “c’est pas mon problème” pendant qu’les p’tits s’asphyxient J’vois les keufs frapper, j’vois les jeunes tomber Un cycle sans fin qu’on peut plus stopper Les sourires disparaissent, la colère remonte Des familles qui se brisent, des promesses qu’on démonte J’pose encore calmement, mais le feu monte en moi J’vois des frères en prison pour un bout d’cannabis, moi On parle d’justice, mais j’vois qu’des mensonges Des patrons blindés, des poches qui s’allongent Pendant qu’le peuple crie, personne veut écouter Et moi j’peux plus rester là, j’peux plus chuchoter Alors j’hausse la voix, ma gorge s’embrase Chaque phrase que j’lâche c’est une putain de claque On crève dans la rue, pendant qu’ils trinquent au champagne On crie, on saigne, mais eux ils gagnent J’crache mes tripes pour les invisibles Pour les rêves brisés, pour les vies impossibles Pour les gosses qui regardent le frigo vide Pour les quartiers qu’on condamne, qu’on traite d’infâmes rides Les visages fatigués, les regards pleins de rage On vit tous enfermés dans la même cage Y’a pas d’échelle pour grimper, y’a que des murs qui s’élèvent Et moi j’rappe plus fort, j’rappe jusqu’à c’qu’on se lève La colère monte, elle me brûle les poumons Chaque couplet que je lâche devient une révolution J’veux briser les vitres, j’veux briser les chaînes J’veux que mes mots résonnent comme des coups de peine On étouffe dans ce monde, on mendie de l’air On nous fait croire que c’est normal de ramper dans la galère Alors j’crie pour les miens, j’crie pour demain Même si j’perds ma voix, au moins j’aurai craché mon venin

1 Comments

Leave a comment

Author
1 year ago

See track description

User avatar
29.44k
Total plays
467
Followers
189
Following

You may also like