album pulsar : 12- vérités crues
J’ai 17 piges, mais j’vois qu’des salopes à la télé J’préfère accusé d’parler sale qu’planquer des plaintes comme PPDA au JT J’préfère choquer pour mes mots qu’mentir comme Hanouna À l’écran il rigole, en coulisse c’est des coups bas J’vois les keufs qui tirent, Nahel mort pour un refus d’stop 17 piges comme moi, mais lui il a fini sous les balles de l’opp’ Ils parlent de justice, mais c’est du mytho comme Darmanin Trop d’victimes qui crient, trop d’bourreaux qui trinquent au champagne Booba clashe des influenceuses, Magali Berdah en PLS Tout l’monde tombe pour arnaque, c’est que du stress À Snap y’a des kids qui vendent plus qu’les darons Mais en bas d’chez toi c’est la hess, les keufs fouillent tes chaussons Trop d’rappeurs morts jeunes, Pop Smoke, XXXTentacion Ça parle d’la street, mais ça tombe avant d’finir champion J’préfère rapper ma vie qu’mentir dans un feat bidon À 17 piges j’vois clair, j’ai déjà plus de vision À la télé c’est du fake, sur TikTok c’est que du bluff Mais quand ça tire en bas d’la cité, là t’as plus d’preuve Chaque soir un scandale, chaque jour une dinguerie J’suis pas un gamin, j’suis l’miroir d’leur hypocrisie Y’a des salopes qui buzzent en pleurant sur Insta Mais dans l’réel elles font pire que c’qu’elles dénoncent là Tous ces influenceurs vendent des rêves en carton Pendant qu’au quartier ça galère pour remplir l’assiette du daron CNews raconte d’la merde, BFM fait du bruit Mais la vraie info c’est quand un frère tombe dans la nuit Ils cachent les bavures, ils couvrent les ministres Mais un gosse qui fume un joint, direct il finit dans leur liste Kaaris et Booba s’insultent encore sur les réseaux Pendant qu’des p’tits meurent pour 10 balles dans un hall crado Les stars font du drama, les ados font des follies J’rappe pas pour l’image, j’rappe juste c’que je vis Netflix sort des docs, mais j’les ai déjà vus en bas Pas besoin d’épisodes, j’vois la série tous les soirs là Pas besoin de caméra pour filmer la misère Chaque jour un épisode, chaque nuit un enfer À 17 piges, j’ai déjà pigé l’système Si tu parles trop, t’es fou, si tu parles pas, t’es complice d’eux-mêmes Alors j’ouvre ma gueule, j’préfère choquer qu’me taire J’préfère salir ma bouche que fermer ma paire Et quand j’vois les réseaux, c’est que des fake salopes en story Ça montre des liasses, mais ça pleure dès qu’ça finit au comico la nuit Trop d’bruits, trop d’feintes, trop d’mythos qui s’inventent des vies À 17 ans j’vois clair, eux font semblant, moi j’fais que dire l’infini
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