album pulsar : 7- 5 minutes sur un banc
Elle est là, tranquille, assise sur le banc Le soleil touche ses cheveux, tout semble prenant Je m’assois à côté, nos regards se croisent Le temps ralentit, le monde autour fait pause « Bébé », je dis juste ça, elle sourit Son rire me prend, me suit, me détruit On parle peu, mais chaque mot pèse Les sourires viennent naturellement, pas besoin de phrase Le vent passe, les feuilles dansent entre nous Chaque seconde devient un instant qu’on garde fou Je remarque ses mains, ses gestes discrets La façon dont elle bouge, le calme dans ses reflets On parle de tout, on parle de rien Mais chaque éclat de voix devient un refrain « Bébé, t’es ouf » je rigole doucement Elle secoue la tête, ses yeux brillent tendrement Les passants passent, mais on ne voit personne Juste le banc, juste elle, juste ce moment qui résonne 5 minutes qui semblent durer une éternité 5 minutes où le monde entier semble s’arrêter Je lui raconte des fragments de ma vie Elle écoute, ses yeux brillent, et ça me ravit Elle sourit, je sens une chaleur qui monte Chaque instant dehors devient un trésor qu’on affronte On rigole d’un rien, on se taquine doucement Le soleil descend, la lumière devient un fond apaisant Je sens qu’il faut partir, que ça ne durera pas Mais ce banc, ce moment, restera là Elle se lève, un dernier sourire échangé Je reste assis, le cœur un peu chaviré 5 minutes seulement, mais elles suffisent Pour que le monde s’arrête, pour que l’instant me grise « Bébé, j’me souviendrai » je murmure bas Elle hoche la tête, le temps suspend son pas Le vent ramène son parfum, doux et léger Je ferme les yeux, je veux graver ce moment figé On parle encore, nos voix se mêlent, se répondent Chaque rire devient un écho que je retombe Le soleil décline, l’ombre s’allonge autour Mais on reste là, à profiter de ce court séjour Chaque mot qu’elle dit résonne en moi Chaque sourire devient un soleil, une loi Je lui parle des rêves, des choses qu’on garde pour soi Elle rit, me raconte ses histoires, et je vois Le banc est devenu un refuge, un abri 5 minutes seulement, mais je ne veux pas qu’on s’enfuit Les passants ralentissent, le temps se fige Chaque seconde avec elle devient un vertige Je regarde ses yeux, clairs comme l’eau d’un lac Chaque instant dehors devient un pacte, un trac On se lève, mais le monde semble encore suspendu Les rires se perdent, mais le souvenir reste tendu 5 minutes seulement, mais elles me changent Chaque geste, chaque mot, chaque sourire m’arrange Le banc est vide maintenant, mais l’air reste chaud Le vent continue de parler, portant son écho Je marche, le cœur lourd mais léger à la fois 5 minutes sur ce banc, et le monde me suit pas à pas Chaque coin de la ville me rappelle son visage Chaque son, chaque odeur, chaque petit nuage « Bébé » revient dans ma tête, encore et encore Je souris seul, repense à ces moments forts Le monde continue, mais ce banc est gravé Chaque instant, chaque souffle, impossible à effacer 5 minutes seulement, mais le cœur s’emballe Chaque seconde passée avec elle devient capitale Les lampadaires s’allument, la ville respire Chaque instant dehors me rappelle qu’on peut sourire
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