**Une Maman, fier de moi son enfant**
**Une Maman, fier de moi son enfant** Dans le fumoir des rêves éclatants, Un murmure, une ombre, un enfant détonant. Sous la lumière des néons, je marche à l'envers, Avec mes béquilles de rimes, je fais des vers. Maman, dis-moi, dans tes yeux d’étoiles, Que vois-tu là, dans ce monde de toile ? Un mouton noir, oui, je suis cet aberrant, Dans un troupeau pâle, toujours scintillant. Les visages se froissent comme du vieux papier, Dans la cacophonie, je cherche à m’exprimer. « C’est pas la vie que j’ai choisie », je le crie, La mélodie du quotidien me fait des infamies. Mitsubishi pour Oli, un char qui nous pousse, Vers des horizons que l’on ne discerne plus, Les routes s’étendent comme les bras de l’infini, Mais moi, je suis ici, en marge et plein d’ennui. Ces jours de pluie, je construis des châteaux, Des châteaux de sable où je rêve en apesanteur. Entre chaque goutte, une larme, un mot, S’il fallait tout effacer, l’amertume au cœur. Oh, maman, tu es là, mon épaule, ma muse, Ton amour me guide, même quand je m’amuse. Mais dans ce monde, je danse sur des braises, Je souffre en silence, un instant, je frémis. Le fumoir remplit l’espace de nuages de mystère, Parfois j’y trouve refuge, loin de la poussière. Je prends une bouffée, l’angoisse s’envole, Dans le brouillard opaque, ma voix s’entortille et s’enrôle. Être différent, c’est un doux poison, Se sentir à l’écart dans un jeu d’illusions. J’entends le rire des gens, leurs cris de joie, Mais moi, dans ma bulle, je reste sans émoi. Maman, regarde-moi, je fais des pirouettes, Fier de ce que je suis, de mes petites conquêtes. Tu es le phare dans l’obscurité mouvante, La étoile polaire, ma force éclatante. Chaque mot que je crache, chaque rime que je tisse, Est comme un cri de guerre, une douce malice. Les murs me regardent, témoins de mes faiblesses, Mais l’art est ma révolte, ma seule richesse. Alors j’avance, avec mes rêves en bandoulière, Courageux, insoumis, vers la lumière éphémère. Le char de la vie, il roule à vive allure, Mais moi, je freine fort, je brise la clôture. Dans cette danse macabre, au rythme du désespoir, Je me lève, je vacille, mais jamais je ne fuis. Maman, fier de moi, je transformerai le noir, En éclats de couleurs, en harmonie, en vie. Et si demain, le monde me dit « tais-toi », Je crierai encore plus fort, car rien ne me déçoit. Un mouton noir peut briller dans les ombres, Car au fond de mes entrailles, l’amour jamais ne sombre. Mitsubishi pour Oli, on roulera ensemble, Sur les routes de l’espoir, là où mes rêves tremblent. C’est pas la vie que j’ai choisie, mais c’est la mienne, Et chaque note que je joue, je l’inscris en pleine. Au fumoir des pensées, je trouve mon élan, Pour danser avec les ombres, enivré par le vent. Une maman, fier de moi son enfant, Dans cette symphonie, je serai toujours présent.
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