Zyed & Bouna

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Zyed & Bouna

Refrain : pour Zied et Bouna, C’est l’histoire de deux ombres fauchées par la nuit, Zyed et Bouna, souffles éteints sous un ciel de pluie, Courant pour vivre, courant pour fuir, La peur au ventre, le destin en mire. 27 octobre, le crépuscule s’étire, Clichy-sous-Bois murmure, le béton soupire. Deux gamins rentrent, le cœur léger, De la poussière de foot encore aux pieds. Rires en écho, insouciance volée, Un simple détour a scellé leur destinée. Les gyrophares déchirent le décor, Réflexe de survie, éviter les torts. Pas de délit, juste la peur d’être pris, Course effrénée, souffle raccourci. Vers cet enclos aux fils menaçants, Ignorant le danger grondant. Refrain : C’est l’histoire de deux ombres fauchées par la nuit, Zyed et Bouna, souffles éteints sous un ciel de pluie, Courant pour vivre, courant pour fuir, La peur au ventre, le destin en mire. _____ Là, dans les entrailles de la foudre, La vie vacille, les rêves se poudrent. Décharge brûlante, cri étouffé, Futur brisé, espoir électrifié. Silence lourd, échos d’agonie, Deux cœurs stoppés en pleine vie. C’est pas des faits divers, c’est des existences, Emportées par l’indifférence. Des prénoms devenus symboles, Gravés dans le béton et le sol. Des familles qui pleurent des fantômes, Des mémoires marquées au chrome. Refrain : C’est l’histoire de deux ombres fauchées par la nuit, Zyed et Bouna, souffles éteints sous un ciel de pluie, Courant pour vivre, courant pour fuir, La peur au ventre, le destin en mire. ____ Les quartiers grondent, colère en rafale, Justice muette, douleur magistrale. Les murs s’embrasent de tristesse, Flammes de rage, cris de détresse. On parle de violence, de haine, de feu, Mais qui écoute le chagrin en eux ? Ils disent : “C’est la faute à la cité,” Mais qui regarde la réalité ? Jeunesse marquée par le soupçon, À chaque coin de rue, l’oppression. Ils couraient pas pour défier la loi, Ils couraient juste pour sauver leur foi. Refrain : C’est l’histoire de deux ombres fauchées par la nuit, Zyed et Bouna, souffles éteints sous un ciel de pluie, Courant pour vivre, courant pour fuir, La peur au ventre, le destin en mire. ______ Des prénoms qui résonnent encore, Dans les ruelles, dans les corps. Zyed, Bouna, destins fauchés, Deux âmes que rien n’a protégé. Leurs rires se sont tus dans le vent, Mais leur souvenir reste vivant. Ils sont partis sans explication, Éteints par l’électricité de la nation. Pas de coupable, pas de pardon, Seulement des larmes à foison. Ce slam pour ne pas oublier, Deux étoiles à jamais figées. Refrain : C’est l’histoire de deux ombres fauchées par la nuit, Zyed et Bouna, souffles éteints sous un ciel de pluie, Courant pour vivre, courant pour fuir, La peur au ventre, le destin en mire. 27 octobre, date gravée, Dans les mémoires, dans la gravité. Pour Zyed, pour Bouna, pour l’histoire, Pour que jamais ne s’éteigne leur mémoire.

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lourd 🔥🔥🔥👌 Bars: Perfect 💯 Delivery: Perfect 💯 Impression: Perfect 💯

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