Le couloir de ma mémoire....1
LE COULOIR DE MA MÉMOIRE J’ouvre une porte… J’tombe sur le couloir de ma mémoire… Bizarre… il fait jour et beau… Pourtant j’ai l’impression qu’il va pleuvoir dans mon regard… J’ouvre une porte, j’tombe sur le couloir de ma mémoire, Il fait beau dehors, pourtant j’reviens d’loin ce soir, J’croise des visages que le temps voulait m’faire oublier, Beaucoup sont partis trop tôt… mais personne n’est effacé. J’ouvre une porte, y’a des rires au fond du couloir, Des voix que j’entends encore quand la ville s’endort tard, J’peux pas remonter l’temps, alors j’avance sans regret, Ils vivent dans mes souvenirs… tant qu’j’suis là, rien n’est effacé. 1 Première porte, j’suis gosse, j’ai les poches pleines de rêves, Le soleil traverse les volets, maman dit qu’la journée s’lève, Deuxième porte, les copains, les conneries, les grands projets, On voulait refaire le monde avec trois francs dans les poches, tu connais. Troisième porte, y’a l’odeur du café dans la cuisine, Une voix dans l’fond d’la pièce, aujourd’hui cette voix me manque, J’regarde autour de moi, personne… pourtant j’sens leur présence, Comme si le passé m’faisait signe avec une étrange élégance. Quatrième porte, j’vois des sourires figés dans des photos, Des héros sans cape, des cabossés, des costauds, On pensait qu’le temps attendrait gentiment notre retour, Mais le temps n’attend personne, il connaît pas les détours. Alors j’marche dans l’couloir, chaque pas réveille une époque, Chaque souvenir me frappe, mais aucun ne me bloque, J’ai perdu des frères de route, des étoiles, des repères, Mais j’porte leurs voix en moi comme un écho dans l’univers. refrain J’ouvre une porte, j’tombe sur le couloir de ma mémoire, Il fait beau dehors, pourtant j’reviens d’loin ce soir, J’croise des visages que le temps voulait m’faire oublier, Beaucoup sont partis trop tôt… mais personne n’est effacé. J’ouvre une porte, y’a des rires au fond du couloir, Des voix que j’entends encore quand la ville s’endort tard, J’peux pas remonter l’temps, alors j’avance sans regret, Ils vivent dans mes souvenirs… tant qu’j’suis là, rien n’est effacé. 2 Cinquième porte… changement d’décor, j’ai grandi dans la tempête, J’ai compris qu’les plus beaux jours peuvent commencer après la défaite, J’ai connu les nuits longues, les silences et les départs, Les « à bientôt » qui parfois deviennent des « au revoir ». Sixième porte, j’me vois seul avec mes questions, Pourquoi certains partent tôt quand d’autres ont plusieurs saisons ? J’ai jamais trouvé la réponse, alors j’ai changé la question : « Qu’est-ce que j’vais faire du temps qu’on m’a donné comme mission ? » Septième porte, j’entends mon propre rire dans le passé, J’me reconnais à peine, mais j’ai pas envie d’l’effacer, Parce que chaque cicatrice raconte une partie du trajet, Même les mauvais souvenirs ont quelque chose à m’apprendre, en vrai. Huitième porte… silence… j’crois qu’j’arrive au bout, J’me retourne une dernière fois, y’a personne derrière moi, Juste toutes ces années qui m’observent sans colère, Et ceux qui sont partis trop tôt qui m’disent : « Profite de ta lumière. » Alors j’ouvre la dernière porte… Et putain… Le soleil est toujours là. J’ai compris qu’la mémoire c’est pas un cimetière, C’est une maison où les absents continuent d’être là derrière, Tant qu’j’respire, tant qu’j’parle, tant qu’j’garde leurs histoires, J’leur donne encore une place… dans le couloir de ma mémoire. refrain J’ouvre une porte, j’tombe sur le couloir de ma mémoire, Il fait beau dehors, pourtant j’reviens d’loin ce soir, J’croise des visages que le temps voulait m’faire oublier, Beaucoup sont partis trop tôt… mais personne n’est effacé. J’ouvre une porte, y’a des rires au fond du couloir, Des voix que j’entends encore quand la ville s’endort tard, J’peux pas remonter l’temps, alors j’avance sans regret, Ils vivent dans mes souvenirs… tant qu’j’suis là, rien n’est effacé. Fin J’ferme la porte doucement… Pas pour oublier. Juste pour continuer. Parce qu’au fond… Les morts disparaissent vraiment seulement quand plus personne ne raconte leur histoire. Bobzino.
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LE COULOIR DE MA MÉMOIRE J’ouvre une porte… J’tombe sur le couloir de ma mémoire… Bizarre… il fait jour et beau… Pourtant j’ai l’impression qu’il va pleuvoir dans mon regard… J’ouvre une porte, j’tombe sur le couloir de ma mémoire, Il fait beau dehors, pourtant j’reviens d’loin ce soir, J’croise des visages que le temps voulait m’faire oublier, Beaucoup sont partis trop tôt… mais personne n’est effacé. J’ouvre une porte, y’a des rires au fond du couloir, Des voix que j’entends encore quand la ville s’endort tard, J’peux pas remonter l’temps, alors j’avance sans regret, Ils vivent dans mes souvenirs… tant qu’j’suis là, rien n’est effacé. 1 Première porte, j’suis gosse, j’ai les poches pleines de rêves, Le soleil traverse les volets, maman dit qu’la journée s’lève, Deuxième porte, les copains, les conneries, les grands projets, On voulait refaire le monde avec trois francs dans les poches, tu connais. Troisième porte, y’a l’odeur du café dans la cuisine, Une voix dans l’fond d’la pièce, aujourd’hui cette voix me manque, J’regarde autour de moi, personne… pourtant j’sens leur présence, Comme si le passé m’faisait signe avec une étrange élégance. Quatrième porte, j’vois des sourires figés dans des photos, Des héros sans cape, des cabossés, des costauds, On pensait qu’le temps attendrait gentiment notre retour, Mais le temps n’attend personne, il connaît pas les détours. Alors j’marche dans l’couloir, chaque pas réveille une époque, Chaque souvenir me frappe, mais aucun ne me bloque, J’ai perdu des frères de route, des étoiles, des repères, Mais j’porte leurs voix en moi comme un écho dans l’univers. refrain J’ouvre une porte, j’tombe sur le couloir de ma mémoire, Il fait beau dehors, pourtant j’reviens d’loin ce soir, J’croise des visages que le temps voulait m’faire oublier, Beaucoup sont partis trop tôt… mais personne n’est effacé. J’ouvre une porte, y’a des rires au fond du couloir, Des voix que j’entends encore quand la ville s’endort tard, J’peux pas remonter l’temps, alors j’avance sans regret, Ils vivent dans mes souvenirs… tant qu’j’suis là, rien n’est effacé. 2 Cinquième porte… changement d’décor, j’ai grandi dans la tempête, J’ai compris qu’les plus beaux jours peuvent commencer après la défaite, J’ai connu les nuits longues, les silences et les départs, Les « à bientôt » qui parfois deviennent des « au revoir ». Sixième porte, j’me vois seul avec mes questions, Pourquoi certains partent tôt quand d’autres ont plusieurs saisons ? J’ai jamais trouvé la réponse, alors j’ai changé la question : « Qu’est-ce que j’vais faire du temps qu’on m’a donné comme mission ? » Septième porte, j’entends mon propre rire dans le passé, J’me reconnais à peine, mais j’ai pas envie d’l’effacer, Parce que chaque cicatrice raconte une partie du trajet, Même les mauvais souvenirs ont quelque chose à m’apprendre, en vrai. Huitième porte… silence… j’crois qu’j’arrive au bout, J’me retourne une dernière fois, y’a personne derrière moi, Juste toutes ces années qui m’observent sans colère, Et ceux qui sont partis trop tôt qui m’disent : « Profite de ta lumière. » Alors j’ouvre la dernière porte… Et putain… Le soleil est toujours là. J’ai compris qu’la mémoire c’est pas un cimetière, C’est une maison où les absents continuent d’être là derrière, Tant qu’j’respire, tant qu’j’parle, tant qu’j’garde leurs histoires, J’leur donne encore une place… dans le couloir de ma mémoire. refrain J’ouvre une porte, j’tombe sur le couloir de ma mémoire, Il fait beau dehors, pourtant j’reviens d’loin ce soir, J’croise des visages que le temps voulait m’faire oublier, Beaucoup sont partis trop tôt… mais personne n’est effacé. J’ouvre une porte, y’a des rires au fond du couloir, Des voix que j’entends encore quand la ville s’endort tard, J’peux pas remonter l’temps, alors j’avance sans regret, Ils vivent dans mes souvenirs… tant qu’j’suis là, rien n’est effacé. Fin J’ferme la porte doucement… Pas pour oublier. Juste pour continuer. Parce qu’au fond… Les morts disparaissent vraiment seulement quand plus personne ne raconte leur histoire. Bobzino.
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