le dernier témoin
LE DERNIER TÉMOIN — J'ai vu des mondes naître... | J'ai vu des empires tomber... | J'ai gardé des milliers de noms... | Sans jamais pouvoir parler... Avant les tours de verre | avant les villes géantes, J'ai connu les sandales | et les routes anciennes. Les soldats sous le soleil | les marchands dans le vent, Les rêves de conquête | gravés dans le ciment. J'ai vu Rome avancer | avec ses grandes armées, Des hommes croire au pouvoir | de leurs pierres empilées. Ils voulaient l'éternité | leurs noms dans les mémoires, Mais le temps efface tout | même les plus belles gloires. J'ai porté les couronnes | les chaînes et les prières, Les vainqueurs, les vaincus | les enfants et leurs pères. Même poids sous mes épaules | mêmes poussières sur les mains, Les hommes changent de siècle | mais répètent leurs chemins. Je suis celui qui reste | quand tout disparaît, Celui qui garde en silence | ce que personne ne sait. Vos noms partent avec le vent | vos visages avec les années, Mais vos pas dans ma mémoire | ne pourront jamais s'effacer. Vous cherchez l'Histoire | dans les livres oubliés, Moi je garde les histoires | que vous avez foulées. Les empires deviennent poussière | les hommes deviennent légendes, Mais une trace demeure | quand le dernier cri se rend. J'ai vu tomber les trônes | sous les cris des révoltes, Les foules demander justice | quand les portes étaient closes. J'ai senti les colères | les espoirs dans les rues, Des milliers de voix debout | pour changer l'inconnu. J'ai porté les travailleurs | avant l'aube et ses lumières, Les chaussures fatiguées | les mains pleines de poussière. J'ai vu naître les machines | accélérer le temps, Mais les cœurs rester seuls | au milieu des changements. J'ai connu les départs | les adieux sur les quais, Les lettres sans réponse | les retours espérés. Les photos jaunissantes | cachées dans les tiroirs, Les absents qui continuent | de vivre dans les mémoires. Vous cherchez le témoin... | Vous cherchez la mémoire... | Vous levez les yeux vers les statues, Vers les livres, vers les miroirs... Mais depuis le premier jour... Vous marchez dessus. Je suis celui qui reste | quand vos voix disparaissent, Celui qui porte vos joies | vos blessures, vos faiblesses. Je n'ai jamais écrit | pourtant j'ai tout raconté, Je n'ai jamais parlé | pourtant j'ai tout gardé. Les rois, les pauvres, les rêves | ont traversé mon histoire, Des sandales aux baskets | j'ai conservé leurs mémoires. Vous pensiez laisser vos traces | sur ce qui vous supporte... Mais c'est moi... Qui garde les vôtres. Le temps passe. Les hommes passent. Moi... Je reste.
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LE DERNIER TÉMOIN — J'ai vu des mondes naître... | J'ai vu des empires tomber... | J'ai gardé des milliers de noms... | Sans jamais pouvoir parler... Avant les tours de verre | avant les villes géantes, J'ai connu les sandales | et les routes anciennes. Les soldats sous le soleil | les marchands dans le vent, Les rêves de conquête | gravés dans le ciment. J'ai vu Rome avancer | avec ses grandes armées, Des hommes croire au pouvoir | de leurs pierres empilées. Ils voulaient l'éternité | leurs noms dans les mémoires, Mais le temps efface tout | même les plus belles gloires. J'ai porté les couronnes | les chaînes et les prières, Les vainqueurs, les vaincus | les enfants et leurs pères. Même poids sous mes épaules | mêmes poussières sur les mains, Les hommes changent de siècle | mais répètent leurs chemins. Je suis celui qui reste | quand tout disparaît, Celui qui garde en silence | ce que personne ne sait. Vos noms partent avec le vent | vos visages avec les années, Mais vos pas dans ma mémoire | ne pourront jamais s'effacer. Vous cherchez l'Histoire | dans les livres oubliés, Moi je garde les histoires | que vous avez foulées. Les empires deviennent poussière | les hommes deviennent légendes, Mais une trace demeure | quand le dernier cri se rend. J'ai vu tomber les trônes | sous les cris des révoltes, Les foules demander justice | quand les portes étaient closes. J'ai senti les colères | les espoirs dans les rues, Des milliers de voix debout | pour changer l'inconnu. J'ai porté les travailleurs | avant l'aube et ses lumières, Les chaussures fatiguées | les mains pleines de poussière. J'ai vu naître les machines | accélérer le temps, Mais les cœurs rester seuls | au milieu des changements. J'ai connu les départs | les adieux sur les quais, Les lettres sans réponse | les retours espérés. Les photos jaunissantes | cachées dans les tiroirs, Les absents qui continuent | de vivre dans les mémoires. Vous cherchez le témoin... | Vous cherchez la mémoire... | Vous levez les yeux vers les statues, Vers les livres, vers les miroirs... Mais depuis le premier jour... Vous marchez dessus. Je suis celui qui reste | quand vos voix disparaissent, Celui qui porte vos joies | vos blessures, vos faiblesses. Je n'ai jamais écrit | pourtant j'ai tout raconté, Je n'ai jamais parlé | pourtant j'ai tout gardé. Les rois, les pauvres, les rêves | ont traversé mon histoire, Des sandales aux baskets | j'ai conservé leurs mémoires. Vous pensiez laisser vos traces | sur ce qui vous supporte... Mais c'est moi... Qui garde les vôtres. Le temps passe. Les hommes passent. Moi... Je reste.
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