mère absente... pas vide
MÈRE ABSENTE (MAIS PAS VIDE) Rap québécois – spoken word INTRO (parlé, très doux) J’suis pas née brisée Mais j’ai appris à me casser en silence Aujourd’hui j’parle Pas pour accuser Juste pour dire vrai COUPLET 1 J’suis la fille d’un père qui criait plus qu’y parlait La bouteille sur la table, l’amour jamais emballé J’me sentais jamais assez, jamais correcte Fallait être parfaite pour mériter un geste Ma mère tenait la maison droite comme une vitrine Le paraître avant l’cœur, le sourire en discipline J’ai grandi là-dedans, trop vite, trop tôt À apprendre à me taire pour garder l’écho REFRAIN J’voulais donner c’que j’ai jamais eu Aimer trop fort, j’me suis perdue Mère absente, cœur à nu J’suis restée… même quand j’suis partie, you know COUPLET 2 À quinze ans j’rencontre l’homme de ma vie Ou du moins c’que j’pensais, jeune et ravie Vingt-et-un ans, deux cris, même journée Axel, Colin, j’pensais m’être réparée Mais la vie cogne fort quand tu t’connais pas Vingt-trois ans, j’me sépare, j’me sauve de moi Un autre amour, une poudre, un faux réconfort J’me cherchais partout, sauf à l’intérieur REFRAIN J’voulais donner c’que j’ai jamais eu Mais l’amour seul, c’est pas toujours suffisant, you know Mère absente, âme à nu J’vous ai aimés même quand j’savais plus comment être vue INTERLUDE 1 – LETTRE À MON PÈRE (parlé, sans beat) Papa, J’aurais voulu que tu me regardes autrement que dans la colère. J’aurais voulu être vue. Être aimée sans condition. Ton silence m’a fait plus mal que tes cris. Ta bouteille prenait toute la place Et moi, j’en prenais pas assez. J’ai grandi en cherchant ton regard Sans jamais le trouver. COUPLET 3 J’ai laissé mes fils à leur père En disant « j’reviens bientôt », mensonge amer Lui y’est resté, solide, constant Moi j’me suis perdue dans mes tourments Ils m’en veulent… pis j’les comprends L’abandon, ça marque longtemps J’ai voulu survivre, j’ai blessé Pis ça, j’peux pas l’effacer PONT – DÉPENDANCE AFFECTIVE (texte intégral) La dépendance affective, c’est une obsession. L’obsession d’être aimée, l’obsession de l’autre, l’obsession du plaisir et d’être choisie. L’obsession prend tellement de place qu’on s’oublie, qu’on accepte n’importe quoi juste pour une petite parcelle d’amour. L’autre prend trop de place et on s’oublie soi-même. On peut même oublier nos valeurs, nos principes et le respect de soi-même. La dépendante devient comme l’ombre de l’autre. Elle s’accroche, se laisse envahir par l’autre. Elle n’imagine pas pouvoir survivre sans l’autre. C’est dur pour la dépendante et très pesant pour celui qui vit avec. Il faut se voir comme une personne entière et non comme l’ombre d’un autre. L’amour, ce n’est pas s’accrocher et s’oublier. C’est de s’aimer soi-même pour pouvoir aimer quelqu’un d’autre. INTERLUDE 2 – LETTRE À MA MÈRE (parlé, voix douce) Tu sais, maman, on se ressemble beaucoup. Je t’ai souvent reproché les mêmes choses que j’ai moi-même faites. Maintenant, je le comprends. Et je l’assume. Je me sentais comme un boulet. Ça venait me chercher profondément. Je voyais la déception dans tes yeux, mais c’était moi qui me jugeais. J’aimerais qu’on avance main dans la main. Je t’aime avec mes forces et mes faiblesses. J’ai besoin de toi. DERNIER COUPLET Cinq ans plus tard, un autre enfant.. jean Sébastien Un autre espoir, un autre combat J’ai été plus là, oui c’est vrai Mais j’étais blessée, pas réparée J’ai transmis mes peurs sans le vouloir Mes traumas comme héritage noir Mais aujourd’hui j’parle, j’écris, j’assume Parce que la vérité, c’est la seule lumière qui allume OUTRO – LETTRE 2015 (parlé final) Tu es ma mère et je suis profondément désolée de t’avoir tassée de ma vie. Je m’excuse pour ces années de silence. Je grandis de jour en jour Tu me manques. J’ai besoin de ton pardon. Pardonne-moi d’avoir été faible. À l’avenir, je serai forte. Et un jour je serai fière de moi, ce sera vrai.... c’est pas juste un rap. C’est une réparation consciente.
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MÈRE ABSENTE (MAIS PAS VIDE) Rap québécois – spoken word INTRO (parlé, très doux) J’suis pas née brisée Mais j’ai appris à me casser en silence Aujourd’hui j’parle Pas pour accuser Juste pour dire vrai COUPLET 1 J’suis la fille d’un père qui criait plus qu’y parlait La bouteille sur la table, l’amour jamais emballé J’me sentais jamais assez, jamais correcte Fallait être parfaite pour mériter un geste Ma mère tenait la maison droite comme une vitrine Le paraître avant l’cœur, le sourire en discipline J’ai grandi là-dedans, trop vite, trop tôt À apprendre à me taire pour garder l’écho REFRAIN J’voulais donner c’que j’ai jamais eu Aimer trop fort, j’me suis perdue Mère absente, cœur à nu J’suis restée… même quand j’suis partie, you know COUPLET 2 À quinze ans j’rencontre l’homme de ma vie Ou du moins c’que j’pensais, jeune et ravie Vingt-et-un ans, deux cris, même journée Axel, Colin, j’pensais m’être réparée Mais la vie cogne fort quand tu t’connais pas Vingt-trois ans, j’me sépare, j’me sauve de moi Un autre amour, une poudre, un faux réconfort J’me cherchais partout, sauf à l’intérieur REFRAIN J’voulais donner c’que j’ai jamais eu Mais l’amour seul, c’est pas toujours suffisant, you know Mère absente, âme à nu J’vous ai aimés même quand j’savais plus comment être vue INTERLUDE 1 – LETTRE À MON PÈRE (parlé, sans beat) Papa, J’aurais voulu que tu me regardes autrement que dans la colère. J’aurais voulu être vue. Être aimée sans condition. Ton silence m’a fait plus mal que tes cris. Ta bouteille prenait toute la place Et moi, j’en prenais pas assez. J’ai grandi en cherchant ton regard Sans jamais le trouver. COUPLET 3 J’ai laissé mes fils à leur père En disant « j’reviens bientôt », mensonge amer Lui y’est resté, solide, constant Moi j’me suis perdue dans mes tourments Ils m’en veulent… pis j’les comprends L’abandon, ça marque longtemps J’ai voulu survivre, j’ai blessé Pis ça, j’peux pas l’effacer PONT – DÉPENDANCE AFFECTIVE (texte intégral) La dépendance affective, c’est une obsession. L’obsession d’être aimée, l’obsession de l’autre, l’obsession du plaisir et d’être choisie. L’obsession prend tellement de place qu’on s’oublie, qu’on accepte n’importe quoi juste pour une petite parcelle d’amour. L’autre prend trop de place et on s’oublie soi-même. On peut même oublier nos valeurs, nos principes et le respect de soi-même. La dépendante devient comme l’ombre de l’autre. Elle s’accroche, se laisse envahir par l’autre. Elle n’imagine pas pouvoir survivre sans l’autre. C’est dur pour la dépendante et très pesant pour celui qui vit avec. Il faut se voir comme une personne entière et non comme l’ombre d’un autre. L’amour, ce n’est pas s’accrocher et s’oublier. C’est de s’aimer soi-même pour pouvoir aimer quelqu’un d’autre. INTERLUDE 2 – LETTRE À MA MÈRE (parlé, voix douce) Tu sais, maman, on se ressemble beaucoup. Je t’ai souvent reproché les mêmes choses que j’ai moi-même faites. Maintenant, je le comprends. Et je l’assume. Je me sentais comme un boulet. Ça venait me chercher profondément. Je voyais la déception dans tes yeux, mais c’était moi qui me jugeais. J’aimerais qu’on avance main dans la main. Je t’aime avec mes forces et mes faiblesses. J’ai besoin de toi. DERNIER COUPLET Cinq ans plus tard, un autre enfant.. jean Sébastien Un autre espoir, un autre combat J’ai été plus là, oui c’est vrai Mais j’étais blessée, pas réparée J’ai transmis mes peurs sans le vouloir Mes traumas comme héritage noir Mais aujourd’hui j’parle, j’écris, j’assume Parce que la vérité, c’est la seule lumière qui allume OUTRO – LETTRE 2015 (parlé final) Tu es ma mère et je suis profondément désolée de t’avoir tassée de ma vie. Je m’excuse pour ces années de silence. Je grandis de jour en jour Tu me manques. J’ai besoin de ton pardon. Pardonne-moi d’avoir été faible. À l’avenir, je serai forte. Et un jour je serai fière de moi, ce sera vrai.... c’est pas juste un rap. C’est une réparation consciente.