la vie je vais la mordre violemment

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la vie je vais la mordre violemment

Né sous le soleil d’Algérie, le destin m’a fait voyager, À sept ans j’ai traversé la mer, obligé de tout recommencer. Strasbourg m’a forgé, m’a appris qu’pour vivre faut lutter, Et qu’le gamin déraciné qu’j’étais finirait par s’affirmer. J’ai grandi entre le froid, les doutes, les regards qui piquent, J’ai serré les dents chaque fois qu’la vie m’a montré c’qu’elle a d’plus tragique. J’ai perdu des proches trop tôt, j’ai vu des visages partir, Et l’absence m’a appris qu’la douleur peut aussi te faire grandir. Les enterrements m’ont laissé des trous qu’personne remplit, J’avance avec leurs noms dans ma tête, même si la mort les a pris. Chaque étoile disparue, j’l’ai gravée au fer dans ma peau, J’rappe pour ceux qui reviendront pas, pour ceux qui sont partis trop tôt. 28 ans, j’porte le poids de mes mondes : le bled, la France, Chaque souvenir me renforce, même ceux qui m’ont brisé l’enfance. J’suis l’enfant d’la traversée, devenu l’homme qui s’laisse plus plier, J’suis la voix de ceux qu’la vie a voulu faire taire, mais qu’j’vais faire briller. J’me bats pour les vivants et j’me souviens des absents, Ils marchent avec moi dans la nuit, dans mes rimes, dans mon sang. J’ai la rage comme héritage, la douleur comme carburant — Et si la vie veut m’voir tomber, j’vais la mordre violemment.

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8 months ago

Né sous le soleil d’Algérie, le destin m’a fait voyager, À sept ans j’ai traversé la mer, obligé de tout recommencer. Strasbourg m’a forgé, m’a appris qu’pour vivre faut lutter, Et qu’le gamin déraciné qu’j’étais finirait par s’affirmer. J’ai grandi entre le froid, les doutes, les regards qui piquent, J’ai serré les dents chaque fois qu’la vie m’a montré c’qu’elle a d’plus tragique. J’ai perdu des proches trop tôt, j’ai vu des visages partir, Et l’absence m’a appris qu’la douleur peut aussi te faire grandir. Les enterrements m’ont laissé des trous qu’personne remplit, J’avance avec leurs noms dans ma tête, même si la mort les a pris. Chaque étoile disparue, j’l’ai gravée au fer dans ma peau, J’rappe pour ceux qui reviendront pas, pour ceux qui sont partis trop tôt. 28 ans, j’porte le poids de mes mondes : le bled, la France, Chaque souvenir me renforce, même ceux qui m’ont brisé l’enfance. J’suis l’enfant d’la traversée, devenu l’homme qui s’laisse plus plier, J’suis la voix de ceux qu’la vie a voulu faire taire, mais qu’j’vais faire briller. J’me bats pour les vivants et j’me souviens des absents, Ils marchent avec moi dans la nuit, dans mes rimes, dans mon sang. J’ai la rage comme héritage, la douleur comme carburant — Et si la vie veut m’voir tomber, j’vais la mordre violemment.

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