Jaylo –Béton et Blessures
Jaylo –Béton et Blessures J’viens d’là où les rêves sont rares, les galères trop faciles, On s’forge dans la douleur, pas dans les discours fragiles. J’ai vu des frères tomber, d’autres courir vers le vice, Ici la rue t’enseigne mieux qu’les profs ou la police. Chaque jour c’est la même, faut esquiver les pièges, T’as pas d’ailes mais faut voler haut, ou tu crèves dans la neige. J’pose des lignes comme des cicatrices sur la feuille, Les vrais n’parlent pas trop, frère, ils bossent dans l’ombre et s’recueillent. Le cœur glacé, mais la tête brûlante, J’rappe c’que j’vis, pas c’qu’ils racontent dans leurs légendes. Pas d’bling-bling, juste la faim dans les yeux, Si j’crache mes tripes, c’est qu’la rue m’a rendu sérieux. J’sors du béton, pas d’studio cinq étoiles, Nos rêves sentent la sueur, pas le parfum des balles. On veut des liasses, pas des likes ou des vues, Quand t’as rien dans les poches, frère, t’as tout dans la rue. J’ai vu des potes s’perdre dans l’bruit des sirènes, Des mères prier la nuit pour que leurs fils reviennent. On garde la tête haute, même les mains pleines de sang, La rue t’fait payer cher, chaque choix, chaque instant. Les flics nous matent, les juges nous notent, Mais personne voit la souffrance qu’on porte sous nos bottes. Y’a pas d’héros, juste des mecs qui tiennent debout, Même avec l’ciel qui s’effondre, on reste fiers jusqu’au bout. J’fais pas d’cinéma, c’est l’bitume qui m’écrit, Chaque mot que j’balance, c’est une lame dans la nuit. On s’bat sans gilet, sans backup, sans peur, Tant qu’j’respire encore, j’garde la rage dans l’cœur.
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Jaylo –Béton et Blessures J’viens d’là où les rêves sont rares, les galères trop faciles, On s’forge dans la douleur, pas dans les discours fragiles. J’ai vu des frères tomber, d’autres courir vers le vice, Ici la rue t’enseigne mieux qu’les profs ou la police. Chaque jour c’est la même, faut esquiver les pièges, T’as pas d’ailes mais faut voler haut, ou tu crèves dans la neige. J’pose des lignes comme des cicatrices sur la feuille, Les vrais n’parlent pas trop, frère, ils bossent dans l’ombre et s’recueillent. Le cœur glacé, mais la tête brûlante, J’rappe c’que j’vis, pas c’qu’ils racontent dans leurs légendes. Pas d’bling-bling, juste la faim dans les yeux, Si j’crache mes tripes, c’est qu’la rue m’a rendu sérieux. J’sors du béton, pas d’studio cinq étoiles, Nos rêves sentent la sueur, pas le parfum des balles. On veut des liasses, pas des likes ou des vues, Quand t’as rien dans les poches, frère, t’as tout dans la rue. J’ai vu des potes s’perdre dans l’bruit des sirènes, Des mères prier la nuit pour que leurs fils reviennent. On garde la tête haute, même les mains pleines de sang, La rue t’fait payer cher, chaque choix, chaque instant. Les flics nous matent, les juges nous notent, Mais personne voit la souffrance qu’on porte sous nos bottes. Y’a pas d’héros, juste des mecs qui tiennent debout, Même avec l’ciel qui s’effondre, on reste fiers jusqu’au bout. J’fais pas d’cinéma, c’est l’bitume qui m’écrit, Chaque mot que j’balance, c’est une lame dans la nuit. On s’bat sans gilet, sans backup, sans peur, Tant qu’j’respire encore, j’garde la rage dans l’cœur.