Nos cicatrices
On a des cicatrices, on fume, la haine sous l’épiderme, Nos pensées glissent, de vrai enclumes, car notre peine est ferme. Les heures passent comme des ombres, sur les murs de nos pensées, On s’cache derrière des sons, pour pas montrer qu’on est blessés. Le temps use nos visages, mais pas nos volontés, On garde la flamme fragile, que les autres n’ont pas soufflée. Nos cœurs battent en silence, sous l’poids de nos souvenirs, On avance dans l’errance, car on veux pas rester pourrir. Il paraît qu’le vrai courage, c’est d’rester vulnérable, D’pleurer quand faut pleurer et de gueuler pour rester stable On s’fait des serments muets, entre deux verres de doute, On jure qu’le ciel nous voit, même quand l’enfer écoute Les âmes se croisent sans s’voir, les corps font illusion, Les poètes meurent debout, les lâches deviennent patron . J’me dis qu’le monde est grand, mais qu’nos cœurs sont étroits, Et qu’le silence, parfois, en dit plus que nos voix.
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On a des cicatrices, on fume, la haine sous l’épiderme, Nos pensées glissent, de vrai enclumes, car notre peine est ferme. Les heures passent comme des ombres, sur les murs de nos pensées, On s’cache derrière des sons, pour pas montrer qu’on est blessés. Le temps use nos visages, mais pas nos volontés, On garde la flamme fragile, que les autres n’ont pas soufflée. Nos cœurs battent en silence, sous l’poids de nos souvenirs, On avance dans l’errance, car on veux pas rester pourrir. Il paraît qu’le vrai courage, c’est d’rester vulnérable, D’pleurer quand faut pleurer et de gueuler pour rester stable On s’fait des serments muets, entre deux verres de doute, On jure qu’le ciel nous voit, même quand l’enfer écoute Les âmes se croisent sans s’voir, les corps font illusion, Les poètes meurent debout, les lâches deviennent patron . J’me dis qu’le monde est grand, mais qu’nos cœurs sont étroits, Et qu’le silence, parfois, en dit plus que nos voix.