MUNICIPALE MENTALE
Gyros dans la tête, la nuit m’parle en bleu, J’respire le bitume, les clowns font les vœux. Municipale mentale, ça tourne à l’envers, Le maire vend des rêves, la rue vend des nerfs. Y zonent dans ma zone, badges sur le torse, J’vois la farce, la force, la norme et les corses. La ville s’endort sous le bruit des procès, Les CRS jouent au foot avec nos dossiers. Parano au volant, gyro dans l’rétro, J’roule sur leurs promesses comme sur des mots creux. Ils veulent la paix, mais t’filent que des claques, Les keufs sont des clowns, les juges font du rap. Lumières blafardes sur les trottoirs sales, J’rappe la démence des municipales. Les baveux m’disent : « tais-toi, ça paye pas », Mais la vérité, frero, j’la crache ou j’me noie. J’ai vu des frères dormir dans les stations, Pendant qu’le maire trinque à nos illusions. C’est carnaval, costume, fonction, Mais derrière les masques, zéro compassion. Ils veulent mon calme, mais j’suis tempête, J’les entends rire quand la rue s’arrête. Les promesses tiennent pas plus d’un soir, Les pancartes brillent, les consciences s’noient. Municipale mentale, l’esprit en feu, La morale tremble, le béton pleut. Les CRS draguent les mirages, Pendant qu’les mômes rêvent d’faire naufrage. Les indics bavent, les rumeurs dansent, Chacun vend l’autre pour un bout d’apparence. J’ai vu des flics sniffer leurs valeurs, Et des ministres prêcher l’honneur. J’pense à ma mère quand j’vois leurs discours, Elle, elle saigne, eux, ils jouent l’amour. J’pense aux frères tombés pour rien, Aux matins gris, au pain sans rien. Municipale mentale, j’vois flou, j’vois rouge, La foule applaudit pendant qu’le vrai bouge. Leur justice est bancale, leur paix est fictive, J’ramène l’instinct, brut, primitif. J’fais danser la haine sur BPM d’acide, Les clowns défilent, c’est tragique et lucide. Système en panne, j’crée mes circuits, Si la loi m’cherche, qu’elle vienne la nuit. Municipale mentale, gravée dans l’crâne, Ni maire, ni keuf, ni Dieu, ni drame. Juste un cri brut, sans mandat ni grade, La rage parle mieux qu’leurs ballades.
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Gyros dans la tête, la nuit m’parle en bleu, J’respire le bitume, les clowns font les vœux. Municipale mentale, ça tourne à l’envers, Le maire vend des rêves, la rue vend des nerfs. Y zonent dans ma zone, badges sur le torse, J’vois la farce, la force, la norme et les corses. La ville s’endort sous le bruit des procès, Les CRS jouent au foot avec nos dossiers. Parano au volant, gyro dans l’rétro, J’roule sur leurs promesses comme sur des mots creux. Ils veulent la paix, mais t’filent que des claques, Les keufs sont des clowns, les juges font du rap. Lumières blafardes sur les trottoirs sales, J’rappe la démence des municipales. Les baveux m’disent : « tais-toi, ça paye pas », Mais la vérité, frero, j’la crache ou j’me noie. J’ai vu des frères dormir dans les stations, Pendant qu’le maire trinque à nos illusions. C’est carnaval, costume, fonction, Mais derrière les masques, zéro compassion. Ils veulent mon calme, mais j’suis tempête, J’les entends rire quand la rue s’arrête. Les promesses tiennent pas plus d’un soir, Les pancartes brillent, les consciences s’noient. Municipale mentale, l’esprit en feu, La morale tremble, le béton pleut. Les CRS draguent les mirages, Pendant qu’les mômes rêvent d’faire naufrage. Les indics bavent, les rumeurs dansent, Chacun vend l’autre pour un bout d’apparence. J’ai vu des flics sniffer leurs valeurs, Et des ministres prêcher l’honneur. J’pense à ma mère quand j’vois leurs discours, Elle, elle saigne, eux, ils jouent l’amour. J’pense aux frères tombés pour rien, Aux matins gris, au pain sans rien. Municipale mentale, j’vois flou, j’vois rouge, La foule applaudit pendant qu’le vrai bouge. Leur justice est bancale, leur paix est fictive, J’ramène l’instinct, brut, primitif. J’fais danser la haine sur BPM d’acide, Les clowns défilent, c’est tragique et lucide. Système en panne, j’crée mes circuits, Si la loi m’cherche, qu’elle vienne la nuit. Municipale mentale, gravée dans l’crâne, Ni maire, ni keuf, ni Dieu, ni drame. Juste un cri brut, sans mandat ni grade, La rage parle mieux qu’leurs ballades.
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