Dans la poussière
🎤 Titre : "Dans la poussière" J’me lève tôt, même quand j’dors mal, Dos bloqué, mains sales, tête pleine de mal. BTP toute la semaine, même le week-end si faut, J’pose du placo, j’refais des vies, pendant qu’la mienne part en morceaux. J’fais tout de A à Z, sol, murs, plafond, Et personne voit que c’est ma tête qu’j’suis en train d’rénover, à fond. J’fume pour m’éteindre, j’bois pour m’détendre, Mais chaque taffe, chaque gorgée, me rappelle pourquoi j’peux pas m’défendre. J’ai aimé fort, j’me suis fait baiser, Elle m’a vidé l’cœur, comme si c’tait rien, comme si j’avais mérité. Pas une larme, mais du feu dans l’bide, Et l’seul truc qui m’calme, c’est l’bruit des machines, quand j’suis dans l’vide. J’investis dans mes outils comme d’autres dans des sapes, Visseuse, disqueuse, laser — j’cherche pas l’apparence, j’veux qu’ça tape. J’veux bâtir, j’veux créer, pendant qu’les autres détruisaient, Pendant qu’ils trahissaient, moi j’étais là, à cimenter. Des potes ? Ouais, j’pensais en avoir, Mais dès que t’avances, bizarrement ils veulent plus t’voir. Ils parlent dans ton dos, comme si t’avais changé, Mais c’est eux les lâches, c’est eux qui s’sont dégagés. Moi j’suis resté droit, j’suis resté sale, Avec la rage en bonus dans mes mains animales. J’ai pas fait d’école, j’ai pas d’costume, Mais j’construis des rêves pendant qu’ils jouent les victimes. J’suis pas parfait, j’ai mes vices, J’cache mes larmes derrière des joints et du pastis. Mais faut bien tenir quand le cœur prend feu, Quand t’as personne à qui parler, que tes murs sont tes seuls vœux. J’vois bien que j’m’épuise, j’vois bien qu’j’m’étouffe, Mais j’me dis “vas-y, serre les dents” pendant que l’monde te gifle. Y’a plus d’amour, plus de vérité, Que des masques, des traîtres, et moi qui continue à bétonner. Et ouais j’suis fatigué, mais j’suis pas mort, J’ai mal, j’ai froid, mais j’continue encore. Parce que personne viendra m’sauver, Et dans ce putain d’monde, faut t’débrouiller pour respirer. .
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🎤 Titre : "Dans la poussière" J’me lève tôt, même quand j’dors mal, Dos bloqué, mains sales, tête pleine de mal. BTP toute la semaine, même le week-end si faut, J’pose du placo, j’refais des vies, pendant qu’la mienne part en morceaux. J’fais tout de A à Z, sol, murs, plafond, Et personne voit que c’est ma tête qu’j’suis en train d’rénover, à fond. J’fume pour m’éteindre, j’bois pour m’détendre, Mais chaque taffe, chaque gorgée, me rappelle pourquoi j’peux pas m’défendre. J’ai aimé fort, j’me suis fait baiser, Elle m’a vidé l’cœur, comme si c’tait rien, comme si j’avais mérité. Pas une larme, mais du feu dans l’bide, Et l’seul truc qui m’calme, c’est l’bruit des machines, quand j’suis dans l’vide. J’investis dans mes outils comme d’autres dans des sapes, Visseuse, disqueuse, laser — j’cherche pas l’apparence, j’veux qu’ça tape. J’veux bâtir, j’veux créer, pendant qu’les autres détruisaient, Pendant qu’ils trahissaient, moi j’étais là, à cimenter. Des potes ? Ouais, j’pensais en avoir, Mais dès que t’avances, bizarrement ils veulent plus t’voir. Ils parlent dans ton dos, comme si t’avais changé, Mais c’est eux les lâches, c’est eux qui s’sont dégagés. Moi j’suis resté droit, j’suis resté sale, Avec la rage en bonus dans mes mains animales. J’ai pas fait d’école, j’ai pas d’costume, Mais j’construis des rêves pendant qu’ils jouent les victimes. J’suis pas parfait, j’ai mes vices, J’cache mes larmes derrière des joints et du pastis. Mais faut bien tenir quand le cœur prend feu, Quand t’as personne à qui parler, que tes murs sont tes seuls vœux. J’vois bien que j’m’épuise, j’vois bien qu’j’m’étouffe, Mais j’me dis “vas-y, serre les dents” pendant que l’monde te gifle. Y’a plus d’amour, plus de vérité, Que des masques, des traîtres, et moi qui continue à bétonner. Et ouais j’suis fatigué, mais j’suis pas mort, J’ai mal, j’ai froid, mais j’continue encore. Parce que personne viendra m’sauver, Et dans ce putain d’monde, faut t’débrouiller pour respirer. .
Super j’adore !!❤️ le plus fort Love ❤️🔥