Regarde-moi
Regarde-moi. Regarde-moi quand j’te parle. Pas comme un chiffre. Pas comme une masse. Regarde-moi comme un frère, comme un fils, que t’effaces. Regarde-moi quand j’te dis qu’on est fatigués d’attendre, qu’on a plus qu’la dignité à vendre. Regarde-moi quand j’te parle. Quand j’te dis que ça tient plus qu’à un fil, que la France d’en bas vit sous perfusion,en exil. On a voulu y croire. J’te jure, on a voulu. On a serré les dents, même quand la République nous a rien tendu. On a marché, crié, plié, calmé les flammes, on a porté vos espoirs comme des chaînes dans l’âme. Mais regarde-moi. Vraiment. Pas depuis l’Élysée, pas depuis l’écran. Regarde-moi dans les yeux, dans les silences, dans les cris, dans les fins de mois, dans l’envie, dans l’oubli. Tu nous dis que t’écoutes ? Mais t'as rien répondu. Tu dis qu’la France est forte ? Moi j’vois qu’elle est tendue. On est pas là pour brûler, on est là parce qu’ça brûle, et si c’est nous l’étincelle, c’est toi qu’as laissé l’essence dans la rue. C’est de toi qu’j’parle. Quand j’vois les profs au bout du rouleau, quand j’vois les soignants s’ouvrir les veines sans écho. Quand j’vois des mères qu’ont plus d’pardon, quand j’vois des gosses qui rêvent d’prison. C’est de toi qu’j’parle. Pas d’un mythe. Pas d’un rôle. Pas du “Président de tous”, mais de celui qui creuse notre tombe… T’as pris les rênes, t’as promis mieux, mais tu nous as conduit tout droit vers le feu. Tu veux pas voir ? Regarde-moi quand j’te parle. Regarde l’état du pays que t’appelles “normal”. Tu t’protèges derrière des mots, nous on s’protège comme on peut. T’as l’assurance du pouvoir, nous on a que nos vœux. Et ils s’effondrent. Un à un. Comme des pavés d’sucre sous la pluie. Comme des gueules qui sourient plus, même en survie. T’as confondu silence et paix. T’as confondu fatigue et respect. T’as pris notre patience pour de la soumission. Mais chaque nuit, on s’demande : c’est quand qu’on devient des gens ? Pas des charges. Pas des cas. Pas des erreurs dans vos stats. Des gens, bordel. Des gens. Regarde-moi quand j’te parle. C’est pas un cri. C’est un peuple. C’est pas une plainte. C’est une preuve. Regarde-moi… parce qu’on en est là. Parce que demain c’est flou, parce qu’hier s’en va. Parce qu’aujourd’hui, on tient encore, mais pour combien d’temps ? Combien de bras levés avant l’effondrement ? Et regarde bien maintenant. Parce que quand tu me regardes dans les yeux… …c’est pas moi que tu vois. C’est la France qui crève. En silence. Et qui t’en veut.
You may also like

Leave a comment
Regarde-moi. Regarde-moi quand j’te parle. Pas comme un chiffre. Pas comme une masse. Regarde-moi comme un frère, comme un fils, que t’effaces. Regarde-moi quand j’te dis qu’on est fatigués d’attendre, qu’on a plus qu’la dignité à vendre. Regarde-moi quand j’te parle. Quand j’te dis que ça tient plus qu’à un fil, que la France d’en bas vit sous perfusion,en exil. On a voulu y croire. J’te jure, on a voulu. On a serré les dents, même quand la République nous a rien tendu. On a marché, crié, plié, calmé les flammes, on a porté vos espoirs comme des chaînes dans l’âme. Mais regarde-moi. Vraiment. Pas depuis l’Élysée, pas depuis l’écran. Regarde-moi dans les yeux, dans les silences, dans les cris, dans les fins de mois, dans l’envie, dans l’oubli. Tu nous dis que t’écoutes ? Mais t'as rien répondu. Tu dis qu’la France est forte ? Moi j’vois qu’elle est tendue. On est pas là pour brûler, on est là parce qu’ça brûle, et si c’est nous l’étincelle, c’est toi qu’as laissé l’essence dans la rue. C’est de toi qu’j’parle. Quand j’vois les profs au bout du rouleau, quand j’vois les soignants s’ouvrir les veines sans écho. Quand j’vois des mères qu’ont plus d’pardon, quand j’vois des gosses qui rêvent d’prison. C’est de toi qu’j’parle. Pas d’un mythe. Pas d’un rôle. Pas du “Président de tous”, mais de celui qui creuse notre tombe… T’as pris les rênes, t’as promis mieux, mais tu nous as conduit tout droit vers le feu. Tu veux pas voir ? Regarde-moi quand j’te parle. Regarde l’état du pays que t’appelles “normal”. Tu t’protèges derrière des mots, nous on s’protège comme on peut. T’as l’assurance du pouvoir, nous on a que nos vœux. Et ils s’effondrent. Un à un. Comme des pavés d’sucre sous la pluie. Comme des gueules qui sourient plus, même en survie. T’as confondu silence et paix. T’as confondu fatigue et respect. T’as pris notre patience pour de la soumission. Mais chaque nuit, on s’demande : c’est quand qu’on devient des gens ? Pas des charges. Pas des cas. Pas des erreurs dans vos stats. Des gens, bordel. Des gens. Regarde-moi quand j’te parle. C’est pas un cri. C’est un peuple. C’est pas une plainte. C’est une preuve. Regarde-moi… parce qu’on en est là. Parce que demain c’est flou, parce qu’hier s’en va. Parce qu’aujourd’hui, on tient encore, mais pour combien d’temps ? Combien de bras levés avant l’effondrement ? Et regarde bien maintenant. Parce que quand tu me regardes dans les yeux… …c’est pas moi que tu vois. C’est la France qui crève. En silence. Et qui t’en veut.
Putain de frère, tu es sous-estimé 😢😍 (original: Goddamn brother you’re underrated😢😍) Bars: Great 🎉 Delivery: Dope 🔥 Impression: Great 🎉
j'adore cette instru 💣💣💣 magnifique texte ! Bars: Dope 🔥 Delivery: Dope 🔥 Impression: Dope 🔥
Plus 🚀 (original: Fiya 🚀 ) Bars: Perfect 💯 Delivery: Perfect 💯 Impression: Dope 🔥
BALLER 🏀 Non 🧢 (original: BALLER 🏀 No 🧢) Bars: Perfect 💯 Delivery: Perfect 💯 Impression: Perfect 💯
Bussin 💥 🍀 Bars: Dope 🔥 Delivery: Dope 🔥 Impression: Perfect 💯
Bars: Perfect 💯 Delivery: Perfect 💯 Impression: Perfect 💯
Legend! 👑 Bars: Perfect 💯 Delivery: Perfect 💯 Impression: Perfect 💯
Bars: Perfect 💯 Delivery: Perfect 💯 Impression: Perfect 💯
Bars: Dope 🔥 Delivery: Dope 🔥 Impression: Dope 🔥
Bars: Dope 🔥 Delivery: Great 🎉 Impression: Dope 🔥
Barres fortes 💪 (original: Strong Bars 💪 ) Bars: Perfect 💯 Delivery: Perfect 💯 Impression: Perfect 💯