mes beaquos ma vie m'a tué

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mes beaquos ma vie m'a tué

"50 Balais, Demi-Vie au Placard" Parlé, sombre 50 balais… la moitié en cage. J’ai vu les murs suinter le temps, J’ai vu des frères s’évaporer en poudre ou en sang. J’vous raconte pas une histoire, J’vous crache un vécu. Le passé brûlant J’suis d’ceux qu’on enferme, d’ceux qu’on redoute, Les gyro’ qui hurlent, les sirènes qui m’coupent. J’suis d’ceux qu’on cite dans les halls, dans les mythes, D’ceux qui font trembler les portes en dynamite. Antonio, Redouane, j’les ai vus briller, Olivier est tombé, vrai ou pas, on sait. Et mon frérot ? Un million pour la brèche, Forcément, les petits sont montés avec la hargne et la dèche. Rage et fierté Demi-vie au placard, demi-vie en cavale, J’ai compté les années, tatoué mes râles. J’suis pas un héros, j’suis pas un martyr, J’suis qu’un homme qui a voulu tout prendre et s’enfuir. L’attaque qui fait trembler L’estafette file, les sirènes derrière, Dans l’coffre, les canons chantent la guerre. On a pas visé le sol, on a visé les corps, Les municipaux ont goûté au plomb de l’effort. Nino au QD, matelas en armure, Il fait sauter la porte, explosion en murmure. Mais la rue est cruelle, elle te fait pas crédit, Six mois plus tard, il boit un demi, la vie l’a trahi. La cavale et la chute Les murs m’ont pris, les murs m’ont rendu, Mais jamais la rue m’a vraiment perdu. J’suis le fantôme dans vos récits, J’suis celui qu’on dit foutu, mais qui survit. Le poids des années 50 piges, les rides sous les cicatrices, Les frères sont partis, certains dans l’injustice. D’autres ont trahi, vendu pour des miettes, D’autres ont payé cash, arrosés sous la tempête. Les jeunes m’regardent avec des flammes dans les yeux, Ils veulent tout cramer, ils veulent mon vécu. Mais la taule, c’est un linceul qui t’enterre vivant, C’est des murs qui t’oublient quand la rue tourne le vent. La morale amère Demi-vie au placard, demi-vie à courir, J’ai cru dompter la foudre, j’ai failli mourir. Les balles sifflent, la porte explose, Mais la prison t’attend, patientement, morose Dernier message aux minots Les petits, écoutez bien l’ancien, Y’a rien d’glorieux à finir en chien. Le temps c’est l’seul braquo qu’on peut pas refaire, Chaque seconde en taule c’est une balle en enfer. Conclusion sur le fil du rasoir J’suis là, toujours debout malgré les années, J’suis l’ombre dans vos légendes racontées. Mais si j’pouvais rembobiner l’histoire, J’aurais peut-être choisi d’vivre… Plutôt que d’crever en mémoire.

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1 year ago

"50 Balais, Demi-Vie au Placard" Parlé, sombre 50 balais… la moitié en cage. J’ai vu les murs suinter le temps, J’ai vu des frères s’évaporer en poudre ou en sang. J’vous raconte pas une histoire, J’vous crache un vécu. Le passé brûlant J’suis d’ceux qu’on enferme, d’ceux qu’on redoute, Les gyro’ qui hurlent, les sirènes qui m’coupent. J’suis d’ceux qu’on cite dans les halls, dans les mythes, D’ceux qui font trembler les portes en dynamite. Antonio, Redouane, j’les ai vus briller, Olivier est tombé, vrai ou pas, on sait. Et mon frérot ? Un million pour la brèche, Forcément, les petits sont montés avec la hargne et la dèche. Rage et fierté Demi-vie au placard, demi-vie en cavale, J’ai compté les années, tatoué mes râles. J’suis pas un héros, j’suis pas un martyr, J’suis qu’un homme qui a voulu tout prendre et s’enfuir. L’attaque qui fait trembler L’estafette file, les sirènes derrière, Dans l’coffre, les canons chantent la guerre. On a pas visé le sol, on a visé les corps, Les municipaux ont goûté au plomb de l’effort. Nino au QD, matelas en armure, Il fait sauter la porte, explosion en murmure. Mais la rue est cruelle, elle te fait pas crédit, Six mois plus tard, il boit un demi, la vie l’a trahi. La cavale et la chute Les murs m’ont pris, les murs m’ont rendu, Mais jamais la rue m’a vraiment perdu. J’suis le fantôme dans vos récits, J’suis celui qu’on dit foutu, mais qui survit. Le poids des années 50 piges, les rides sous les cicatrices, Les frères sont partis, certains dans l’injustice. D’autres ont trahi, vendu pour des miettes, D’autres ont payé cash, arrosés sous la tempête. Les jeunes m’regardent avec des flammes dans les yeux, Ils veulent tout cramer, ils veulent mon vécu. Mais la taule, c’est un linceul qui t’enterre vivant, C’est des murs qui t’oublient quand la rue tourne le vent. La morale amère Demi-vie au placard, demi-vie à courir, J’ai cru dompter la foudre, j’ai failli mourir. Les balles sifflent, la porte explose, Mais la prison t’attend, patientement, morose Dernier message aux minots Les petits, écoutez bien l’ancien, Y’a rien d’glorieux à finir en chien. Le temps c’est l’seul braquo qu’on peut pas refaire, Chaque seconde en taule c’est une balle en enfer. Conclusion sur le fil du rasoir J’suis là, toujours debout malgré les années, J’suis l’ombre dans vos légendes racontées. Mais si j’pouvais rembobiner l’histoire, J’aurais peut-être choisi d’vivre… Plutôt que d’crever en mémoire.

1 year ago

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