album l'ombre et la lumière : 4- au milieu de la foule
Au milieu de la foule, j’suis seul avec mes pensées, Ils parlent fort, mais y’a personne qui sait m’écouter, Les regards passent, glissent, s’effacent, Et moi, j’suis là, à chercher ma place. Ils rient, ils vivent, comme si tout était clair, Mais moi, j’me noie dans un silence amer, J’crie à l’intérieur, mais ça fait aucun bruit, Comme un écho qui s’perd dans l’ombre de mes nuits. La solitude, c’est une prison sans murs, Un désert dans l’âme où tout paraît dur, J’suis là, mais j’suis absent, un fantôme dans leur monde, Et chaque sourire forcé devient une nouvelle ronde. Ils disent qu’on est jamais vraiment seul, que c’est faux, Mais alors pourquoi j’me sens toujours en trop ? Les mots qu’ils lancent n’atteignent jamais mon cœur, Comme des flèches sans cible, perdues dans ma douleur. Je voudrais qu’on me voie, qu’on m’entende vraiment, Pas juste qu’on m’salue, qu’on parle pour passer le temps, Mais c’est comme si j’étais invisible sous leur lumière, Comme si ma voix s’éteignait avant d’atteindre l’air. Y’a des soirs où j’me demande si c’est moi le problème, Si c’est mon cœur qui s’est perdu dans son propre dilemme, Peut-être que je ferme les portes par peur des blessures, Peut-être que je m’enferme pour éviter les fissures. J’essaie de m’ouvrir, mais y’a comme un mur qui s’érige, Une barrière invisible que personne n’arrive à franchir, J’veux croire qu’il y a quelqu’un qui comprendrait mes silences, Mais chaque regard échangé finit dans l’indifférence. J’me perds dans mes pensées, c’est mon seul refuge, Un endroit où le monde n’peut pas jouer au juge, Mais même là, y’a des ombres qui m’accompagnent, Des souvenirs amers qui me rappellent les montagnes. J’me dis qu’un jour, j’briserai ce cercle, cette cage, Que je trouverai ma voix, que je tournerai la page, Mais pour l’instant, j’me bats avec ce vide immense, Espérant que le temps finisse par faire une différence.
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